mardi 19 janvier 2016

Entre Riyad et Téhéran, Alger a fait son choix





Le symbole est très fort. Le Premier vice-président de la République islamique d’Iran, Eshaq Jahangiri, visite Alger au moment où le régime algérien décide de boycotter officiellement la coalition arabe qui va combattre Daech, l’Etat Islamique, sous la férule de l’Arabie Saoudite. Une coalition dont les intentions sont officiellement désapprouvées par Alger qui refuse de se placer sous les ordres de Riyad. La rébellion d’Alger a fourni une magnifique opportunité à Téhéran qui cherche à se replacer en Afrique Du Nord pour rivaliser avec son traditionnel ennemi : l’Arabie Saoudite.

Les désaccords de ce pays avec la diplomatie algérienne sont si nombreux que la décision de renouer une alliance avec Téhéran s’est imposée d’elle-même dans les esprits des conseillers d’Abdelaziz Bouteflika.

mercredi 13 janvier 2016

Pourquoi l’offensive d’Obama sur les armes à feu est un non-sens





mardi 12 janvier 2016

بيان تضامني مع الدكتورة الباحثة آمال قرامي: دفاعا عن حرية الفكر والكرامة الإنسانية





إن جمعية تونس الفتاة وإيمانا منها بأنّ تقدّم المجتمعات رهين بالمكانة الني تحظى بها الحريات الأساسية داخلها وخاصّة حريّة الفكر والتّعبير، وتقديرا منها لدور المثقف في التأسيس لهذا التقدم عبر مساهمته في البحث العلمي لتوفير التراكم المعرفي الضروري وطرح وجهات نظره إزاء الأزمات والقضايا الشّائكة التي يعاصرها:

lundi 11 janvier 2016

Algérie : un "bilan de santé" très inquiétant...



La santé du Président n'est pas le seul motif d'inquiétude en Algérie, car le clan "Bouteflika" est en train de manœuvrer et d’instrumentaliser les appareils de l'Etat  afin qu'il ait l'exclusivité absolue de la gestion de la succession du "Président malade". 


Historiquement," le pouvoir" était une question purement "militaire" dont le dessein est conçu par les stratèges de l'oligarchie militaire. Aujourd'hui, il semblerait qu'une autre oligarchie est en passe d’asseoir sa domination : le cercle du "Président malade" et ses acolytes. Dans un contexte économique défavorable où le prix du pétrole est à un niveau très bas, la partie n'est pas gagnée d'avance. 

Terra Nova Tunisie




Le clan Bouteflika prépare la suite ?....

samedi 9 janvier 2016

Le Tunisien et l'Etat : Décryptage





Slim Laghmani n'est pas un "professionnel" des plateaux de télévision et il n'est pas non plus de ceux qui débitent des logorrhées de "consommation". Slim Laghmani fait partie du cercle restreint d'intellectuels authentiques en mesure de diagnostiquer l'état des lieux avec profondeur et suivant une approche méthodique. 

Dans cet entretien, Slim Laghmani décrypte le rapport entre l'Etat et les Tunisiens. Finalement la déliquescence de ce rapport n'est pas un phénomène surprenant car ses racines étaient déjà là depuis l'indépendance : la crainte et l'intérêt. La conception de ce rapport n'a pas permis d'achever une citoyenneté pérenne et ancrée diffusant civisme et responsabilité. Progressivement, et surtout durant l'ère de Ben Ali, la corruption des appareils de l'Etat a définitivement enterré toute alternative à la crainte et l'intérêt comme vecteurs directeurs du rapport entre l'Etat et les Tunisiens. 

Après le 14 janvier 2011, l'espoir dans un changement radical des principes et règles régissant ce rapport s'est vite transformé en une désillusion...  désordre et confusion sont maîtres de la situation.

L'espoir de voir ce rapport évoluer vers une considération de l'Etat dans une optique purement citoyenne serait-il permis ? Slim Laghmani répondrait par l'affirmative à condition de voir "les choses changer à l'intérieur de l'Etat"...

Terra Nova Tunisie

"Le sentiment de "tunisianité" est demeuré, 
alors que l’allégeance citoyenne s’est 
distendue. Les individus ont commencé à 
s’inventer des identités de substitution"


"L’État a pris un caractère de plus en 
plus coercitif sous Ben Ali. L’est-il moins 
aujourd’hui, dans son fonctionnement 
quotidien, dans son rapport au citoyen ? 
Je ne le crois pas, comme le démontrent 
les brimades et les vexations policières" 









"Presque tous les corps de l’État 
sont concernés par la corruption"

"C’est en voyant les choses changer à 
l’intérieur de l’État que le citoyen 
pourra retrouver le respect de l’État"








Jeune Afrique : La crise de l’État interroge la notion de citoyenneté. Pourquoi les Tunisiens ont-ils autant de difficulté à s’identifier à l’État, à le respecter et à faire preuve de civisme ? Est-ce un dommage collatéral du grand bouleversement de la révolution ?

Slim Laghmani : La crise de l’État a précédé la révolution. Pour comprendre ce qui se joue dans le rapport problématique des citoyens à « leur » État, il faut revenir aux lendemains de l’indépendance. La figure de Habib Bourguiba incarnait l’État et se confondait avec lui. L’État moderne, sa création, était à la fois un État autoritaire, craint et respecté, et un État providentiel. Le rapport était faussé à l’origine. L’identification à l’État fonctionnait seulement dans la mesure où cet État garantissait des droits, dispensait des services, des bienfaits. Donnait. Les choses ont commencé à se dérégler au moment où cet État providence a atteint ses limites et est entré en crise – au milieu des années 1980, avec l’ajustement structurel.